Réponse rapide : Oui, le vol de drone est autorisé à Dijon en 2026, mais la ville est fortement impactée par la base aérienne 102 de Longvic et l'aéroport de Dijon-Bourgogne qui partagent leurs infrastructures. Les zones de restriction militaires et aéroportuaires couvrent une partie importante de l'agglomération. Enregistrement AlphaTango, assurance et consultation de Géoportail sont obligatoires.
Le règlement européen 2019/947 est le seul cadre applicable à Dijon depuis le 1er janvier 2026. Les anciennes catégories nationales S-1, S-2 et S-3 sont définitivement supprimées. Les opérations de drone se classent en catégories Open (A1, A2, A3), Specific ou Certified.
La catégorie Open autorise le vol en zone urbaine depuis 2026. Les règles générales s'appliquent : vol en vue directe (VLOS), hauteur maximale de 120 mètres, interdiction de survoler des rassemblements de personnes (sauf en A1 avec drone de classe C0).
La base aérienne 102 (BA 102) de Dijon-Longvic est l'une des principales bases de l'armée de l'Air et de l'Espace. Elle partage ses pistes avec l'aéroport civil de Dijon-Bourgogne (code OACI : LFSD). Cette cohabitation civile et militaire génère un espace aérien particulièrement réglementé au-dessus de Dijon.
La zone de contrôle (CTR) associée s'étend sur une large portion du sud et de l'est de l'agglomération dijonnaise. Des zones P (prohibées) et R (réglementées) liées à l'activité militaire couvrent des secteurs supplémentaires. Dans ces zones, le vol de drone est strictement interdit sans autorisation spécifique des autorités militaires et de la DGAC.
L'activité militaire peut entraîner des NOTAM (avis aux navigants aériens) temporaires qui élargissent les restrictions. Consultez les NOTAM en vigueur avant chaque vol.
Le centre historique de Dijon, inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO au titre des Climats du vignoble de Bourgogne, abrite des monuments classés : le palais des Ducs de Bourgogne, la cathédrale Saint-Bénigne, l'église Notre-Dame et ses nombreux hôtels particuliers. Des restrictions préfectorales ponctuelles peuvent s'appliquer au survol de ces sites patrimoniaux.
La Cité internationale de la Gastronomie et du Vin, le parc de la Colombière et les abords du stade Gaston Gérard sont des zones à vérifier, notamment lors d'événements publics. Le survol de la place de la Libération et des rues piétonnes bondées est interdit en catégorie Open (hors A1 avec C0).
Le campus universitaire de Dijon et les installations de recherche associées peuvent également être soumis à des restrictions.
Les vignobles de la Côte de Nuits et de la Côte de Beaune, au sud de Dijon, sont un patrimoine classé UNESCO. Le survol est techniquement autorisé en catégorie Open (sous-catégorie A3 hors zones habitées), mais des arrêtés préfectoraux ou municipaux peuvent restreindre le vol au-dessus des parcelles viticoles, notamment pendant les vendanges.
Le respect de la propriété privée et de la vie privée des viticulteurs est essentiel. Ne survolez pas les domaines viticoles sans autorisation du propriétaire foncier, même si l'espace aérien est libre.
L'enregistrement sur AlphaTango est gratuit et obligatoire. L'examen théorique A1/A3 est gratuit, accessible en ligne, avec un seuil de réussite de 75 %. Le certificat est valable 5 ans. Le CATS pour la sous-catégorie A2 coûte 30 €. Le numéro d'enregistrement doit être visible sur tout drone de 250 grammes ou plus.
L'assurance responsabilité civile est obligatoire pour tous les opérateurs de drones en France. Vérifiez que votre contrat couvre spécifiquement l'activité de télépilotage.
Les possibilités de vol dans l'agglomération dijonnaise sont limitées par la CTR et les zones militaires. Les secteurs les plus favorables se trouvent au nord et à l'ouest de la ville, en dehors des zones de restriction. La plaine de la Saône, à l'est, peut offrir des espaces ouverts, mais vérifiez systématiquement sur Géoportail.
Pour le vol en zone urbaine, un drone de classe C0 ou C1 en sous-catégorie A1 est nécessaire. Assurez-vous de ne pas être dans la CTR ou une zone de protection militaire avant de décoller.
Les infractions sont passibles d'une amende pouvant atteindre 75 000 € et d'une peine d'emprisonnement allant jusqu'à 1 an. Le survol d'une base aérienne militaire constitue une infraction aggravée. Les forces de l'ordre et la gendarmerie des transports aériens sont habilitées à intervenir. En cas d'accident, le BEA doit être informé.
Avant chaque vol à Dijon : (1) consultez Géoportail pour identifier les zones P, R et D, (2) vérifiez les NOTAM liés à l'activité militaire de la BA 102, (3) confirmez la validité de votre enregistrement AlphaTango et de votre assurance, (4) évaluez les conditions météorologiques. En cas de doute, ne décollez pas et contactez la DGAC.
Sauvegardez cette vérification. Devenez un pilote de confiance.