Aperçu de la réglementation des drones(5 questions)
Les opérations de drones au Canada sont régies par la Loi sur l'aéronautique (L.R.C., 1985, ch. A-2) et le Règlement de l'aviation canadien (RAC) Partie IX — Systèmes d'aéronefs télépilotés (DORS/96-433, sous-partie IX). Ces règlements établissent le cadre pour l'enregistrement, la certification des pilotes et les règles opérationnelles pour tous les systèmes d'aéronefs télépilotés (SATP) opérant dans l'espace aérien canadien.
Transports Canada (TC) est l'autorité fédérale responsable de la sécurité de l'aviation civile, y compris la réglementation et la surveillance des opérations de drones à l'échelle nationale.
Source : Loi sur l'aéronautique (L.R.C., 1985, ch. A-2) ; Règlement de l'aviation canadien (RAC) Partie IX, DORS/96-433
Le règlement de Transports Canada en vertu de la Partie IX du RAC s'applique à tous les SATP (drones) pesant entre 250 g et 25 kg (charge utile incluse). Points clés :
- Les micro-drones de moins de 250 g sont exemptés de la plupart des exigences réglementaires, y compris l'enregistrement et la certification des pilotes, mais les opérateurs doivent tout de même éviter toute utilisation imprudente en vertu de la Loi sur l'aéronautique.
- Les drones de plus de 25 kg nécessitent un Certificat d'opérations aériennes spécialisées (COAS) délivré par Transports Canada avant tout vol.
- Tous les drones, quel que soit leur poids, ont l'interdiction de mettre en danger la sécurité aérienne en vertu de l'article 601.01 du RAC.
Source : RAC Partie IX, art. 900.01 (Définitions) ; RAC art. 901.01–901.71
Transports Canada classe les opérations de SATP en deux catégories en vertu de la Partie IX du RAC :
- Opérations de base : Vols effectués dans un espace aérien non contrôlé (Classe G), à plus de 30 m (100 pi) horizontalement des personnes présentes, et jamais au-dessus de personnes présentes. Profil de risque plus faible avec moins d'exigences.
- Opérations avancées : Vols effectués dans un espace aérien contrôlé (Classe C, D ou E), à moins de 30 m des personnes présentes, ou au-dessus de personnes présentes. Nécessite un certificat de pilote avancé, un contrôle de compétences, et le drone doit répondre à des normes de sécurité spécifiques (Assurance de la sécurité des SATP).
Le type d'opération détermine le niveau de certification du pilote et les exigences du drone, et non l'objectif du vol (récréatif ou commercial).
Source : RAC art. 901.29 (Opérations de base) ; RAC art. 901.35 (Opérations avancées)
Non. Depuis le 1er juin 2019, Transports Canada applique le même cadre réglementaire aux opérations de drones récréatives et commerciales en vertu de la Partie IX du RAC. Les règles reposent sur le type d'opération (de base ou avancée) et le profil de risque du vol, et non sur le fait que le pilote vole pour le plaisir ou pour affaires.
Cela signifie qu'un amateur volant près de personnes dans un espace aérien contrôlé fait face aux mêmes exigences de certification et d'enregistrement qu'un opérateur commercial faisant de même.
Source : RAC Partie IX, art. 901.01 ; Circulaire d'information de Transports Canada AC 922-001
Un Certificat d'opérations aériennes spécialisées (COAS) est une autorisation écrite délivrée par le ministre des Transports en vertu de l'art. 903.01 du RAC. Un COAS est requis pour les opérations de drones qui sortent des cadres standards des opérations de base et avancées, notamment :
- Piloter des SATP de plus de 25 kg
- Les opérations hors de la vue directe (BVLOS)
- Les vols dans un espace aérien restreint ou interdit
- Les opérations qui ne peuvent pas répondre aux conditions des règles de base ou avancées
- Les opérations en essaim ou autres configurations non standards
La demande doit être soumise au bureau régional approprié de Transports Canada au moins 30 jours ouvrables avant l'opération prévue. Le COAS précise les conditions, limitations et mesures de sécurité que l'opérateur doit respecter.
Source : RAC art. 903.01 ; Loi sur l'aéronautique, art. 5.9 ; Instruction du personnel de Transports Canada SI 623-001
Enregistrement et licences(5 questions)
Oui. En vertu de l'art. 901.01 du RAC, tous les SATP pesant entre 250 g et 25 kg doivent être enregistrés auprès de Transports Canada avant tout vol. Les exigences d'enregistrement comprennent :
- Le propriétaire doit être un citoyen canadien, un résident permanent, ou une société constituée en vertu du droit canadien.
- L'enregistrement se fait en ligne via le Portail de gestion des drones de Transports Canada.
- Vous devez marquer le drone avec son numéro d'enregistrement afin qu'il soit visible et lisible sans l'usage d'outils.
- L'enregistrement reste valide tant que la propriété ne change pas.
Les micro-drones de moins de 250 g sont exemptés des exigences d'enregistrement.
Source : RAC art. 901.01–901.06 ; RAC art. 901.15 (Marquage)
Pour obtenir un Certificat de pilote de SATP — De base en vertu de l'art. 901.54 du RAC, vous devez :
- Avoir au moins 14 ans
- Réussir l'examen de base sur les petits SATP en ligne via le Portail de gestion des drones de Transports Canada avec une note d'au moins 65 %
- L'examen porte sur les règles d'espace aérien, la météo, la réglementation des SATP et les procédures d'urgence
Le certificat de base vous permet d'effectuer uniquement des opérations de base — voler dans un espace aérien non contrôlé, à plus de 30 m des personnes présentes, et jamais au-dessus de celles-ci. Le certificat n'expire pas, mais les pilotes doivent se tenir à jour des changements réglementaires.
Source : RAC art. 901.54–901.56 ; Transports Canada TP 15263
Pour obtenir un Certificat de pilote de SATP — Avancé en vertu de l'art. 901.57 du RAC, vous devez :
- Avoir au moins 16 ans
- Détenir un Certificat de pilote de SATP — De base valide
- Réussir l'examen avancé sur les petits SATP en ligne avec une note d'au moins 80 %
- Réussir un contrôle de compétences avec un examinateur de vol reconnu par Transports Canada, démontrant sa compétence dans les manœuvres avancées et les procédures d'urgence
Le certificat avancé permet des opérations dans un espace aérien contrôlé (avec autorisation du contrôle de la circulation aérienne), à moins de 30 m des personnes présentes, et au-dessus de personnes présentes. Le drone utilisé pour les opérations avancées doit également répondre aux exigences d'assurance de la sécurité des SATP (déclaration du fabricant ou équivalent).
Source : RAC art. 901.57–901.60 ; RAC art. 901.35 (Exigences des opérations avancées)
En vertu de l'art. 901.15 du RAC, une fois votre drone enregistré, vous devez le marquer avec le numéro d'enregistrement attribué par Transports Canada. Les exigences de marquage sont les suivantes :
- Le numéro d'enregistrement doit être visible et lisible sur l'extérieur du drone sans l'usage d'outils
- Il doit être durable et rester fixé pendant les opérations de vol
- Les méthodes acceptables comprennent la gravure, les étiquettes permanentes ou les marqueurs indélébiles
- Le marquage doit être maintenu dans un état lisible en tout temps
Le fait de ne pas marquer correctement votre drone enregistré peut entraîner des amendes en vertu de la Loi sur l'aéronautique.
Source : RAC art. 901.15 ; Lignes directrices du Portail de gestion des drones de Transports Canada
Non. Transports Canada n'exige pas légalement une assurance responsabilité civile pour les opérations de SATP en vertu de la Partie IX du RAC. Cependant, l'assurance est fortement recommandée pour plusieurs raisons :
- Les opérateurs sont personnellement responsables de tout dommage aux personnes ou aux biens causé par leur drone en vertu de la Loi sur l'aéronautique et du droit commun
- De nombreux clients commerciaux exigent une preuve d'assurance avant de contracter des services de drone
- Certaines demandes de COAS peuvent nécessiter une preuve de couverture d'assurance
- Les lois provinciales peuvent imposer des exigences de responsabilité supplémentaires
Les polices d'assurance responsabilité de drone typiques varient de 100 000 $ CA à 2 000 000 $ CA de couverture. Des organisations comme l'Association Modéliste d'Aéronautique du Canada (MAAC) offrent des régimes d'assurance collective.
Source : RAC Partie IX (aucune obligation d'assurance) ; Loi sur l'aéronautique, art. 5.9 ; Circulaire d'information de Transports Canada AC 922-001
Règles de vol et restrictions(6 questions)
En vertu de l'art. 901.29 (De base) et de l'art. 901.35 (Avancé) du RAC, l'altitude maximale pour les opérations de SATP est de 122 m (400 pi) au-dessus du niveau du sol (AGL). Cela s'applique à la fois aux opérations de base et avancées.
Voler au-dessus de 122 m AGL nécessite un Certificat d'opérations aériennes spécialisées (COAS) de Transports Canada en vertu de l'art. 903.01 du RAC. La limite d'altitude aide à prévenir les conflits avec les aéronefs habités, qui volent généralement au-dessus de 500 pi AGL.
Source : RAC art. 901.29(a) ; RAC art. 901.35 ; RAC art. 903.01
Oui. En vertu des art. 901.29 et 901.35 du RAC, toutes les opérations de base et avancées exigent que le pilote maintienne la vue directe (VLOS) avec le SATP en tout temps. Cela signifie que :
- Vous devez pouvoir voir le drone à l'œil nu (les lentilles correctrices sont autorisées)
- Vous devez maintenir un contact visuel suffisant pour déterminer l'altitude, l'assiette et la direction de vol du drone
- Vous devez pouvoir voir et éviter d'autres aéronefs, personnes et obstacles
Les opérations hors de la vue directe (BVLOS) ne sont autorisées qu'avec un Certificat d'opérations aériennes spécialisées (COAS) en vertu de l'art. 903.01 du RAC. Un observateur visuel peut aider mais ne peut pas remplacer l'exigence de VLOS du pilote sans un COAS.
Source : RAC art. 901.29(b) ; RAC art. 901.35 ; RAC art. 903.01
En vertu de la Partie IX du RAC et des dispositions connexes, les drones sont interdits ou restreints de vol dans les zones suivantes :
- Espace aérien contrôlé (Classe C, D, E) — sans autorisation du contrôle de la circulation aérienne (les détenteurs de certificat avancé peuvent demander l'accès via NAV CANADA)
- Dans l'espace aérien restreint ou interdit désigné dans le Manuel des espaces aériens désignés (MEAD)
- Près des aéroports et héliports — des restrictions de distance spécifiques s'appliquent selon la classe d'espace aérien
- À moins de 5,6 km (3 NM) d'un aérodrome non répertorié dans le Supplément de vol du Canada, sauf si l'altitude reste en dessous de 30 m AGL
- Près des opérations d'urgence (feux de forêt, opérations policières, réponse aux catastrophes) — art. 601.15 du RAC
- Au-dessus ou près des installations militaires et autres sites sensibles pour la sécurité
- Les événements publiés et rassemblements en plein air de personnes, sauf autorisation par COAS
Les pilotes doivent consulter les NOTAM et utiliser l'application NAV Drone avant chaque vol pour identifier les restrictions en vigueur.
Source : RAC art. 901.29 ; RAC art. 901.35 ; RAC art. 601.14–601.16 ; Manuel des espaces aériens désignés (MEAD)
Oui. Le vol de nuit est autorisé pour les opérations de base et avancées en vertu de la Partie IX du RAC, à condition que le drone soit équipé d'un éclairage approprié. Les exigences comprennent :
- Le SATP doit avoir des feux de position visibles à au moins 3 milles terrestres (5 km) — art. 901.29(d) du RAC
- Les feux doivent permettre au pilote de déterminer l'altitude, l'assiette et la direction de vol du drone
- Le pilote doit toujours maintenir la VLOS en tout temps, ce qui peut être réalisé grâce à un éclairage adéquat sur le drone
- Toutes les autres règles opérationnelles standard (limites d'altitude, distance des personnes présentes, restrictions d'espace aérien) continuent de s'appliquer
Pour les opérations avancées de nuit dans un espace aérien contrôlé, l'autorisation de NAV CANADA reste requise.
Source : RAC art. 901.29(d) ; RAC art. 901.35
Pour piloter un SATP dans un espace aérien contrôlé (Classe C, D ou E), vous devez :
- Détenir un Certificat de pilote de SATP — Avancé en vertu de l'art. 901.57 du RAC
- Utiliser un drone qui répond aux exigences d'assurance de la sécurité des SATP
- Obtenir une autorisation de NAV CANADA avant le vol
NAV CANADA fournit l'application NAV Drone et un portail en ligne pour demander l'accès à l'espace aérien. Le processus d'autorisation comprend :
- Soumettre une demande précisant l'emplacement, l'altitude, l'heure et la durée
- Recevoir une confirmation ou des conditions du contrôle de la circulation aérienne de NAV CANADA
- Respecter toutes les conditions et maintenir une communication bidirectionnelle si requis
Les détenteurs de certificat de base ne sont pas autorisés à opérer dans un espace aérien contrôlé, quelles que soient les circonstances.
Source : RAC art. 901.35 ; RAC art. 901.57 ; Procédures SATP de NAV CANADA
Les règles dépendent du type d'opération :
- Opérations de base (art. 901.29 du RAC) : Le pilote doit maintenir une distance horizontale minimale de 30 m (100 pi) des personnes présentes et ne doit jamais voler directement au-dessus des personnes présentes. Une personne présente est toute personne non impliquée dans l'opération.
- Opérations avancées (art. 901.35 du RAC) : Le pilote peut voler à moins de 30 m des personnes présentes et au-dessus des personnes présentes, à condition de détenir un certificat de pilote avancé, que le drone réponde aux normes d'assurance de la sécurité des SATP, et que toutes les autres conditions avancées soient respectées.
Quel que soit le type d'opération, les pilotes ne doivent jamais voler au-dessus de rassemblements en plein air de personnes sans un COAS. Les membres d'équipage et autres personnes participant directement à l'opération ne sont pas considérés comme des personnes présentes.
Source : RAC art. 901.29(c) ; RAC art. 901.35 ; RAC art. 901.01 (définition de personne présente)
Sanctions et application(3 questions)
Les violations de la réglementation des drones en vertu de la Loi sur l'aéronautique et de la Partie IX du RAC entraînent des sanctions importantes :
- Particuliers — Déclaration de culpabilité par procédure sommaire : Amendes pouvant atteindre 3 000 $ CA
- Sociétés — Déclaration de culpabilité par procédure sommaire : Amendes pouvant atteindre 15 000 $ CA
- Actes criminels : Amendes pouvant atteindre 25 000 $ CA et/ou emprisonnement pour les violations graves mettant en danger la sécurité aérienne
Transports Canada peut également imposer des sanctions administratives pécuniaires (SAP) en vertu de l'art. 7.7 de la Loi sur l'aéronautique, pour des contraventions réglementaires. Les violations courantes comprennent le pilotage d'un drone non enregistré, l'exploitation sans certificat de pilote valide, le vol dans un espace aérien restreint et le dépassement des limites d'altitude.
Source : Loi sur l'aéronautique, art. 7.3–7.7 (SAP) ; Loi sur l'aéronautique, art. 8.5 (Déclaration de culpabilité par procédure sommaire) ; RAC Partie IX
Oui. En vertu des art. 6.9 et 7.1 de la Loi sur l'aéronautique, le ministre des Transports a le pouvoir de suspendre, annuler ou refuser de renouveler un Certificat de pilote de SATP si :
- Le titulaire viole une disposition de la Loi sur l'aéronautique ou du RAC
- L'exploitation d'un SATP par le titulaire constitue une menace pour la sécurité aérienne
- Le titulaire a obtenu le certificat par fraude ou fausse déclaration
- Le titulaire n'est plus médicalement ou autrement apte à opérer en toute sécurité
Le titulaire du certificat a le droit de demander une révision de la décision du ministre devant le Tribunal d'appel des transports du Canada (TATC) en vertu de l'art. 6.72 de la Loi sur l'aéronautique. Poursuivre l'exploitation pendant une suspension constitue une infraction supplémentaire.
Source : Loi sur l'aéronautique, art. 6.9, art. 7.1 ; Loi sur l'aéronautique, art. 6.72 (Révision par le TATC)
En vertu de l'art. 901.50 du RAC et du Règlement du Bureau de la sécurité des transports (DORS/2014-37), les opérateurs de drones doivent signaler les incidents comme suit :
- Signalement obligatoire à Transports Canada : Tout incident impliquant des blessures à une personne, un danger pour la sécurité aérienne, ou des dommages à la propriété doit être signalé
- Bureau de la sécurité des transports (BST) : Aviser le BST si l'incident répond aux critères en vertu de la Loi sur le Bureau canadien d'enquête sur les accidents de transport et de la sécurité des transports
- Le rapport doit inclure : la date, l'heure, le lieu, le numéro d'enregistrement du drone, le numéro de certificat du pilote, une description de l'événement, et toute blessure ou dommage
Le fait de ne pas signaler un incident signalable constitue une violation en vertu de la Loi sur l'aéronautique et peut entraîner des sanctions administratives pécuniaires ou des poursuites criminelles. Les opérateurs doivent conserver tous les journaux de vol et données pertinentes.
Source : RAC art. 901.50 ; Règlement du Bureau de la sécurité des transports (DORS/2014-37) ; Loi sur l'aéronautique, art. 7.7
Opérations commerciales(4 questions)
Non. Depuis le 1er juin 2019, Transports Canada n'exige pas de licence de drone commerciale distincte. Le même cadre de Certificat de pilote de SATP de base et avancé en vertu de la Partie IX du RAC s'applique aux opérations récréatives et commerciales.
Pour voler à des fins commerciales, vous avez besoin de :
- Un Certificat de pilote de SATP — De base ou Avancé valide (selon le type d'opération)
- Un drone enregistré (250 g à 25 kg)
- La conformité à toutes les conditions d'exploitation de base ou avancées
L'ancien régime commercial basé sur le COAS a été remplacé par le cadre actuel. Cependant, les opérations qui sortent des règles de base/avancées nécessitent toujours un COAS.
Source : RAC Partie IX, art. 901.01 ; Circulaire d'information de Transports Canada AC 922-001
Les services de livraison par drone au Canada nécessitent généralement une autorisation au-delà du cadre standard de base/avancé car ils impliquent souvent des opérations BVLOS, des vols au-dessus de personnes, et le transport de marchandises par voie aérienne. Les exigences comprennent :
- Un Certificat d'opérations aériennes spécialisées (COAS) en vertu de l'art. 903.01 du RAC pour les opérations BVLOS
- La conformité avec la Partie VII du RAC si l'opération constitue un service aérien commercial (transport de marchandises contre rémunération)
- La documentation d'évaluation des risques et de dossier de sécurité soumise avec la demande de COAS
- Une exigence potentielle de document d'aviation canadien selon la portée des opérations
- Les règlements municipaux et provinciaux concernant l'utilisation de l'espace aérien à basse altitude, le bruit et la vie privée peuvent également s'appliquer
Transports Canada a délivré des COAS pour des projets pilotes de livraison par drone au cas par cas et élabore des cadres réglementaires permanents pour les opérations BVLOS de routine.
Source : RAC art. 903.01 ; RAC Partie VII ; Loi sur l'aéronautique, art. 5.9 ; Recommandations du Groupe de travail sur les SATP de Transports Canada
Les ressortissants étrangers peuvent piloter des drones au Canada mais font face à des restrictions spécifiques en vertu de la Partie IX du RAC et de la Loi sur l'aéronautique :
- Enregistrement du drone : Seuls les citoyens canadiens, les résidents permanents ou les sociétés constituées au Canada peuvent enregistrer des drones au Canada — les ressortissants étrangers doivent s'associer à une entité canadienne ou utiliser un drone enregistré au Canada
- Certification des pilotes : Les ressortissants étrangers peuvent obtenir un Certificat de pilote de SATP canadien en satisfaisant aux mêmes exigences (âge, examen) que les candidats canadiens
- Le Canada ne reconnaît pas actuellement les certificats de pilote de drone étrangers — il n'existe aucun accord de reconnaissance mutuelle pour les certificats de SATP
- Des permis de travail peuvent être requis en vertu de la Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés pour les opérations commerciales de drones par des ressortissants étrangers
Les opérateurs étrangers devraient contacter Transports Canada et Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) bien avant les opérations prévues.
Source : RAC art. 901.01–901.06 (Enregistrement) ; RAC art. 901.54–901.60 (Certification) ; Loi sur l'immigration et la protection des réfugiés
Oui. Les opérateurs commerciaux de drones au Canada doivent se conformer à la législation fédérale et provinciale sur la protection de la vie privée, qui s'applique en parallèle de la réglementation aéronautique de Transports Canada :
- Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE) — s'applique aux opérations commerciales qui recueillent, utilisent ou communiquent des renseignements personnels (y compris photos, vidéos et données de surveillance)
- Législation provinciale sur la vie privée — l'Alberta (PIPA), la Colombie-Britannique (PIPA) et le Québec (Loi sur la protection des renseignements personnels dans le secteur privé) ont leurs propres lois substantiellement similaires
- Article 162 du Code criminel — les dispositions relatives au voyeurisme s'appliquent à l'observation ou l'enregistrement par drone dans des circonstances où une personne a une attente raisonnable en matière de vie privée
Les meilleures pratiques comprennent : obtenir le consentement lorsque cela est possible, afficher une signalisation concernant la surveillance aérienne, mettre en œuvre des politiques de minimisation des données, et maintenir des évaluations des facteurs relatifs à la vie privée pour les opérations commerciales qui capturent des images identifiables.
Source : LPRPDE (L.C. 2000, ch. 5) ; Code criminel (L.R.C., 1985, ch. C-46), art. 162 ; Lignes directrices sur les drones du Commissariat à la protection de la vie privée du Canada
Pour commencer(2 questions)
Pour exploiter légalement un drone pesant entre 250 g et 25 kg au Canada, suivez ces étapes :
- Étape 1 — Enregistrer votre drone : Créez un compte sur le Portail de gestion des drones de Transports Canada et enregistrez votre SATP. Marquez-le avec le numéro d'enregistrement.
- Étape 2 — Obtenir une certification : Réussissez l'examen de base sur les petits SATP (âge minimum 14 ans, note de 65 % ou plus) pour les opérations de base. Pour les opérations avancées, réussissez également l'examen avancé sur les petits SATP (âge minimum 16 ans, note de 80 % ou plus) et complétez un contrôle de compétences avec un examinateur de vol reconnu.
- Étape 3 — S'informer avant de voler : Vérifiez les restrictions d'espace aérien à l'aide de l'application NAV Drone ou de l'outil de sélection de site de drone du CNRC. Consultez les NOTAM pour les restrictions temporaires.
- Étape 4 — Respecter les règles : Volez en dessous de 122 m (400 pi) AGL, maintenez la VLOS, restez à 30 m des personnes présentes (de base), transportez votre certificat de pilote et l'enregistrement du drone.
- Étape 5 — Souscrire une assurance (recommandé) : Bien que non légalement requise, l'assurance responsabilité civile vous protège des risques financiers.
Source : RAC Partie IX, art. 901.01–901.71 ; Portail de gestion des drones de Transports Canada ; Procédures SATP de NAV CANADA
Transports Canada propose plusieurs ressources officielles pour les nouveaux pilotes de drones :
- Portail de gestion des drones (drone.tc.gc.ca) — Plateforme en ligne pour l'enregistrement des drones, les examens de certification des pilotes et la gestion des certificats
- Guides d'étude de Transports Canada : Le TP 15263 (Connaissances requises pour les pilotes de SATP) couvre tous les sujets d'examen, y compris l'espace aérien, la météo, la réglementation et les procédures d'urgence
- Savoir avant de voler : Campagne d'éducation publique de Transports Canada avec des directives de sécurité et des résumés réglementaires
- Application NAV Drone : Application gratuite de NAV CANADA pour vérifier l'espace aérien, demander l'accès à l'espace aérien contrôlé et consulter les NOTAM
- Outil de sélection de site de drone du CNRC : Outil du Conseil national de recherches pour identifier des lieux de vol sûrs et légaux
- Circulaires d'information : La AC 922-001 et les documents connexes fournissent des directives détaillées sur la conformité réglementaire
Les nouveaux pilotes devraient également se familiariser avec le Manuel des espaces aériens désignés (MEAD) et les sections pertinentes du Supplément de vol du Canada (CFS) pour les informations sur l'espace aérien.
Source : Transports Canada TP 15263 ; Circulaire d'information AC 922-001 ; Ressources